Réponse de Maître Gerbert RAMBAUD
DEBOUT  LA  FRANCE avec Nicolas DUPONT AIGNAN

Finances :

La Région est particulièrement mal gérée avec des dépenses pharaoniques qui n’ont pas lieu d’être. Il faut s’attaquer à réduire le train de vie de la région d’autant plus que les ressources vont sans aucun doute être réduites par la baisse des versements de l’Etat. La situation économique des français est tellement délicate que la Région doit être un exemple de bonne gestion. Il y a des possibilités pour faire des économies.

Il y a toute une série de dépenses inutiles qui pourtant ont été faites. Je pense aux hôtels de Région et il va falloir se poser la question de l’Hôtel de Région de Clermont Ferrand. Il faut clairement savoir tirer des conclusions du changement de périmètre de la région et clairement vendre ce bâtiment et repartir sur de bonnes bases, des immeubles de bureau pour que les agents travaillent dans de bonnes conditions mais pas des bâtiments de prestiges.
Il faut aussi éviter les dépenses inutiles pour des projets qui ne doivent pas avoir lieu (si tant est qu’ils puissent être menés à bien) et je pense notamment au Lyon/Turin sur lequel la Région s’est engagé pour un total de 900 M€ et qu’il faut stopper. Et notamment toutes les dépenses régulières et annuelles ….
La fermeture de l’ERAI est une bonne chose et évitera à la Région de continuer à perdre des sommes considérables pour des effets médiocres même s’il faut aider nos entreprises (et aussi nos agriculteurs) à exporter et la région se doit de les aider.
La politique des subventions doit être fortement réduite et ne verser que des subventions à des associations qui ont une utilité publique, ou qui n’ont pas d’engagement politique, en veillant à la neutralité des sommes versées.  Il faut aussi un réel contrôle de l’utilité de ces subventions et en cas de défaillance, mettre fin au versement des subventions.
Le nombre de vice-présidence pourrait aussi être réduit par deux. Le nombre des élus aussi.
Ce ne sont que quelques exemples qui montrent que l’on peut gérer et faire des économies sans difficultés dans notre Région. Quand nous aurons accès aux documents qui permettront une meilleure compréhension des dépenses engagées, nous aurons une vision qui nous permettra de veiller à ce que chaque euro dépensé soit justifié.

Il est trop tôt pour le dire. Il faut analyser les comptes, faire un audit pour vérifier la véracité des comptes. La première des choses est évidemment de veiller à ne pas augmenter les dépenses malgré un transfert qui risque encore de se faire de la part de l’Etat vers les Régions. Et ensuite de travailler à réduire au maximum les dépenses. Je ne suis donc pas en mesure en absence de comptes clairs de la région de prendre un engagement chiffré et je ne suis pas un démagogue mais un homme sérieux. Mais je prends l’engagement de réduire les dépenses d’autant plus que dans la politique subvention on pourra réduire très sérieusement les dépenses inutiles.

La Région, comme toute collectivité actuellement, doit réduire ses dettes afin de se préparer à un avenir délicat. Les années qui vont venir vont être catastrophiques sur les comptes publics et il est hors de question de faire reposer la mauvaise gestion de nos politiques sur les habitants de la Région, en pleine crise économique sans précédent depuis des décennies.
Cependant, s’il convient de prendre un crédit pour racheter l’aéroport de Lyon, il faudra le faire car les investisseurs qui veulent acheter notre aéroport (ce qui est un scandale) espèrent une rentabilité de 15% de leur investissement. Outre le fait que l’aéroport doit dépendre du pouvoir public (et non d’entreprises privées comme on l’a fait pour les autoroutes), cela sera un axe de développement important de la Région et un ressource non négligeable pour les générations futures.
Détermination de la politique sectorielle

Il me parait évident que lorsque l’on met en place des actions, il faut se fixer des objectifs pour vérifier si l’action avance comme prévu. Toute action doit avoir des critères d’analyse de suivi et de réalisation des objectifs, financiers, quantitatif, qualitatifs…
Cela permettra aussi aux électeurs de constater l’avancement des projets décidés par le pouvoir politique.                             

Oui, à condition que l’on puisse les comparer réellement. Actuellement, les indicateurs sont faussés sur de nombreux points, à commencer par le chômage où on ne tient pas compte des licenciés pour motifs économique (CSP) notamment.
Il faut que les mêmes critères objectifs soient appliqués.

Les objectifs et indicateurs doivent être publiés dès qu’une action doit être engagée. Cela peut être avant le 30 juin ou après si des objectifs nouveaux apparaissent.
Il faut cependant qu’un audit clair de la région soit fait avant car les comptes actuels sont d’une opacité telle qu’il faut craindre d’avoir de mauvaises découvertes dans la gestion précédente.
Organisation, effectifs de la nouvelle région

Mon expérience de DRH et d’avocat spécialisé en droit social m’a appris à gérer ces situations
Il faut faire un audit de l’existant, des organigrammes clairs des compétences et travailler direction par direction. Il est clair qu’il faut restructurer l’organisation et reclasser les postes en doublons en respectant les règles sociales applicables.
Et évidemment stopper toute nouvelle embauche.

Il faut réduire à terme les effectifs. Il faut tenir compte des départs à la retraite, de la mobilité naturelle qu’il faut savoir aussi aider et accompagner. Des départs volontaires peuvent aussi être mis en place si nécessaire.

Il faut tout simplement une bonne gestion des ressources humaines de la Région. Il ne doit pas y avoir un taux d’absentéisme plus important que la moyenne des entreprises. Il existe des procédures pour travailler à la réduction de l’absentéisme. Politique dynamique, motivante, tenant compte de l’investissement réel des collaborateurs mais aussi sanctionner les excès si besoin.
Mise en place d’un service de contrôle interne :

Il me parait évident qu’un service de contrôle interne doit exister. Il faut que les hommes politiques prennent leurs responsabilités dans la gestion des collaborateurs. Chaque Vice-Président doit être responsable de la gestion des services qui lui sont rattachés. Et le Président doit demander des comptes à ses vices présidents qui ne doivent pas laisser leurs services justes gérés par des fonctionnaires, quelle que soit la qualité du fonctionnaire responsable. En final, seule l’élu doit être responsable et doit s’engager concrètement.

Il ne faut pas deresponsabiliser l’élu mais un service de contrôle interne peut accompagner l’élu dans la gestion des équipes régionales.  Il peut être chargé de les aider et sans doute aussi, de les pousser à se poser toutes les questions qu’il faut pour mieux gérer les collaborateurs qui lui sont rattachés.
Mesures propres à chaque politique :
T.E.R. :

Evidemment. Il convient de d’exiger de la SNCF tout d’abord le respect des engagements. Mais il ne suffit pas de constater les échecs actuels, comme le fait la Région et de pratiquer les amendes financières, il faut exiger de la SNCF des actions correctrices pour améliorer réellement le service.
Il faut aussi que la SNCF travaille au contrôle de ses trains, avec des moyens humains normaux, des contrôleurs présents et la Région aidera aussi à améliorer la sécurité dans les trains avec notamment la vidéo surveillance.
Il faut que les trains partent tous comme prévu, à l’heure et arrivent à l’heure… C’est une évidence mais pas appliquée et sans contrôle réel de la Région qui laisse la sncf gérer seule le service qu’elle doit offrir.

Il n’est pas sérieux de s’engager sur un objectif annuel. Il faut étudier ligne par ligne. Il faut développer la fréquentation et se poser les bonnes questions en cas de baisse. Le plus souvent, c’est parce que le service n’est pas adapté ; que la régularité n’est plus là, que la sécurité est trop absente.
Il faut analyser ligne par ligne, et ensuite se donner l’objectif de relancer la fréquentation des lignes. Il est indispensable de développer le transport ferroviaire et il faudra y consacrer des budgets conséquents. Mais il ne sera pas indispensable de nouvelle dépenses, et il faut redéployer des budgets inutiles vers ces budgets utiles (exemple, en abandonnant le Lyon Turin, on retrouve des moyens financiers à redéployer)

Il faut d’abord voir si des actions correctrices peuvent être mise en œuvre. Et si la SNCF n’est pas capable de gérer, oser se poser des bonnes questions. Mais la priorité doit être d’accompagner la SNCF à offrir un service de qualité, et responsable financièrement. Si elle ne peut pas le faire, alors posons-nous cette question.
Mais la solution n’est pas de substituer aux trains des lignes de car à la Macron, c’est un recul colossal ! Cela ne peut être que du ponctuel.
Lycées

Cela me parait une évidence. On ne peut pas gérer une région sans planifier les dépenses de grands travaux avec un échéancier responsable.
Formation professionnelle :

C’est l’opacité la plus totale actuellement dans les fonds de la formation. Il faut là aussi un audit afin de vérifier si les sommes sont réellement affectées à la formation et ensuite se poser toutes les questions de base quand on accorde de l’argent public.

Il faut que chaque structure qui reçoive des fonds publics rende des comptes sur l’utilisation de ces fonds. Il faut savoir analyser, et sanctionner en cas de mauvaise utilisation des fonds. Il n’est pas normal que la formation d’apprentissage faite par des établissements publics revienne en final trois fois le prix que celle donnée par d’autres structures comme par exemple les Maisons familiales rurales.
Il faut étudier pourquoi certain arrivent à former à cout moindre et étendre les bonnes solutions.
Apprentissage – que comptez-vous faire :

il faut des actions de communications à mettre en œuvre tant vis-à-vis des parents, des enseignants (qui ne poussent pas les enfants dans la voie de l’apprentissage parce qu’ils ne connaissent pas l’entreprise), et vis-à-vis des enfants.
En rapprochant le monde de l’enseignement du monde de l’entreprise, on pourrait sans aucun doute développer l’apprentissage qui est essentiel.
Il faut aussi mettre en œuvre un suivi pour que le jeune puisse se former en apprentissage sur tout un cursus et non seulement juste une formation.

L’apprentissage ne peut fonctionner qu’avec un binôme formateur/entreprise. Il faut accentuer les liens entre les différents intervenants. Et pas les opposer ou les faire vivre l’un face à l’autre.

Il faut évidemment vérifier l’efficacité d’une politique d’apprentissage. Mais les entreprises sont assez ouvertes si elles ont les moyens financiers et les besoins en personnel. Il faut aider les entreprises à prendre plus d’apprentis mais aussi aider le jeune à continuer son apprentissage au sein d’une autre entreprise s’il souhaite poursuivre sa formation à un niveau plus important. Il faut veiller à maintenir les passerelles pour les jeunes qui veulent continuer en apprentissage vers des niveaux supérieurs de qualification.
Economie :

Un suivi, un contrôle de l’efficacité des dépenses. Des ratio doivent pouvoir être mis en place par rapport à l’engagement financier et par rapport au résultat.

Je veux que la région reprenne le contrôle de l’aéroport de Lyon Saint Exupéry que l’Etat s’apprête à vendre avec l’accord tacite des autres listes. Cela doit être un outil de développement de notre Région, de rayonnement, et de création d’emploi.
Je souhaite aussi que l’on relance la mise à gabarit du canal Rhin-Rhône qui avait été entièrement financé avant que Lionel Jospin et Mme Voynet stoppe le projet. Il faut le faire, car c’est un développement économique considérable, avec des emplois durables. Non seulement le chantier en lui-même (mais à condition qu’aucun travailleur détaché ne soit occupé sur ce chantier) mais aussi pour tous les métiers liés au transport.
Il faut aussi que la Région aide les entreprises dans l’accès aux aides européennes en mettant fin à des démarches administratives qui font que certains ne poursuivent plus les démarches en raison de la complexité administrative.
Ce ne sont que quelques exemples ici car il y a tant à faire.

Idem, il faut simplifier de manière drastique. Tant pour les entreprises que pour les collectivités qui hésitent aussi à solliciter la région pour des aides européennes car les dossiers sont trop lourds à mettre en œuvre !
Subventions : Vous engagez-vous à :

Il faut d’abord faire un audit des subventions versées. Il n’est pas normal qu’une collectivité donne une subvention sans savoir que cette même association a sollicité et obtenu d’autres subventions d’autres collectivités voire même régions….
Il faut de la clarté dans l’attribution des subventions.

Chaque denier public doit être contrôlé. Les subventions ne doivent pas être données en fonction de l’engagement politisé des associations. Une subvention doit répondre à un intérêt général, et pas à une lubie ou volonté politique de politiser tel ou tel secteur.

Il y  a 13 départements. 2000 devrait être un maximum. Mais les chiffres ne veulent pas forcément tout dire. Il faut contrôler. Il y a des associations sérieuses et on les connait et il y a des chasseurs de subventions. Il faut savoir séparer le bon grain de l’ivraie.

 

Tout dépend de quoi on parle.
Il y a des missions qui relèvent du monde associatif et il est important de maintenir le tissu associatif et de le développer. Cela crée de la cohésion sociale indispensable pour notre société qui manque trop souvent de cette cohésion.
En revanche, il peut y avoir des sujets qui peuvent être traités différemment. Mais attention à ne pas tout mélanger.
Il faut analyser sujet par sujet. Et je m’y emploierai avec nos équipes.