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Le Rassemblement Citoyen, Écologique et Solidaire
7 rue de Condé, 69002, Lyon
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Réponse du Rassemblement Citoyen, Écologique et Solidaire



Finances :

 
La crise des finances publiques et les politiques d'austérité menées aux niveaux européen et national depuis 2011 pour y remédier n'ont pas épargné les Régions Auvergne et Rhône-Alpes. Les deux Conseils régionaux  disposaient  de  fondamentaux  très  sains  jusqu'en  2008.  Le  ratio  le  plus  important,  celui  de  la capacité de remboursement de la dette, s'est depuis dégradé, passant de 2.6 années (2008) à 6 années (2014)  en  Rhône-Alpes,  de  3.11  années  (2010)  à  3.86  années  (2014)  en  Auvergne.  Ces  ratios  restent acceptables,  et  préservent  la  future  Région  d'une  dynamique  d'emballement  de  la  dette  toutes  choses égales par ailleurs.
Le problème est que la future Région n'aura pas plus de maîtrise sur ses recettes qu'Auvergne et Rhône-Alpes n'en avaient lors du mandat 2010-2015. Plus de 80% des recettes proviendront de dotations de  l'Etat,  or  celles-ci  sont  en  diminution  depuis  2013  (en  2014  c'est  une  réduction  de  738  000  €  de  la dotation globale de fonctionnement pour Rhône-Alpes, et de 4.5 M€ pour l'Auvergne).
Dans ce contexte, les marges de manœuvre s'annoncent faibles pour le prochain mandat. La liste du Rassemblement est la seule à identifier une série de dépenses inutiles, notamment les aides aux grandes entreprises sans contreparties (exemple des 25M€ attribués à ST Micro dans le cadre du plan Nano 2017) et le  soutien  à  quelques  "grands"  projets  néfastes  pour  l'environnement  (Center  Parcs  de  Roybon  dont  la rentabilité n'est assurée que par l'existence d'une niche fiscale en faveur de l'immobilier de loisirs) ou mal formatés pour répondre aux besoins (Lyon - Turin). La suppression de ces dépenses et une vigilance accrue sur le train de vie de l'institution régionale permettront de redéployer les ressources en faveur de projets à forte utilité sociale et créateurs d'emplois durable, dans un cadre financier maîtrisé.

Concernant  le  fonctionnement  proprement  dit,  cela  va  sans  dire  que  les  collectivités  et  l'État  ne doivent  pas  être  dispensés  des  efforts  que  les  Français  font  chaque  jour  pour  combattre  la  crise économique.  Les  élus  du  Rassemblement  se  sont  donc  engagés  à  ce  que    les  frais  et  dépenses  soient réduites à leur minimum. Nous prévoyons la création d'une commission de surveillance des dépenses liées à la communication, aux voyages, aux réceptions et aux frais de bouche. Nous réduirons également la taille du Cabinet du Président de la Région à une forme plus mesurée pour qu'il respecte ses missions plutôt que de prendre en charge l'ensemble des décisions de façon centralisée. Ainsi, nous devrions réduire de 25% les dépenses de fonctionnement de la Région.

 
Nous comptons bien évidemment limiter la dette autant que possible mais ne pouvons pas définir d'objectif  précis  de  réduction  de  la  dette.  Il  est  encore  difficile  d'estimer  l'ampleur  des  changements qu'impliquera la réforme territoriale dans la gouvernance et le fonctionnement de la nouvelle Région. En raison du manque de visibilité, il serait malhonnête de notre part de lancer des chiffres au hasard.


Détermination de la politique sectorielle :

1.Comptez-vous vous fixer des objectifs quantitatifs à atteindre pour chacune des politiques régionales par année et sur la durée du mandat ?

Notre objectif principal est très clair : contribuer à la création de 50 000 emplois en région AURA d'ici la fin de mandat.
Au  regard  de  nos  autres  objectifs  en  matière  de  politique  économique,  les  cibles  quantitatives  sont  les suivantes :
-  Rediriger  80%  des  aides  publiques  à  l'entreprise  vers  les  PME,  TPE  et  entreprises  artisanales  et commerciales de moins de 200 salariés d'ici la fin du mandat
-  Doter  la  Banque  Régionale  d'Investissement  (à  créer)  d'au  moins  50  M€  à  destination  du  soutien  aux entreprises pour la transition écologique de l'économie
- Conditionner toutes les aides publiques à l'économie à des critères sociaux et environnementaux
-  Aider  à  l'émergence  de  10  nouveaux  Pôles  Territoriaux  de  Coopération  Economique,  clusters  de l'économie de proximité
-  Soutenir  les  filières  du  recyclage  et  du  réemploi  autour  d'un  minimum  de  100  entreprises  en développement

 
Les indicateurs servant ces objectifs seront les suivants :
- nombre d'emplois nets créés en lien avec la politique régionale
- montant de l'en-cours annuel de la Banque Régionale d'Investissement
- montant des aides publiques à l'économie versée par la Région dans l'ensemble de ses politiques
- nombre de PTCE émergeants en AURA et montant de leurs ressources propres
- nombre d'entreprises impliquées dans le programme régional de transition écologique de l'économie et montant cumulé de leur chiffre d'affaire dans les activités touchant à la transition


Un tableau de bord annuel fera état de l'avancée de chacun de ces indicateurs en juin de chaque année pendant tout le mandat. Certaines actions ne feront véritablement effet à l'échelle régionale que dans un a deux ans, le tableau de bord sera plus pertinent toutefois dans son contenu à partir de juin 2017.


Organisation, effectifs de la nouvelle région :

 
En fusionnant certains services, une partie de la masse salariale devra bien entendu être redéployée, mais  notre  ambition  est  à  l'inverse  d'une  centralisation  vers  la  métropole  lyonnaise.  L'égalité  entre  les territoires  est  d'une  importance  majeure  pour  le  Rassemblement  et  ne  doit  pas  être  bradée.  Nous assurerons donc la présence des services régionaux sur l'ensemble du territoire pour lutter contre les « zones  blanches  »  de  services  publics.  Douze  agences  de  développement  dans  les  territoires  et  des contractualisations par bassin de vie permettront de travailler localement ensemble. 
Progressivement, des transferts de services, adaptés aux différentes situations géographiques, seront réalisés.  Parallèlement,  nous  souhaitons  mettre  en  place  plusieurs  structures  publiques  qui  mettront  à profit les compétences des agents avec des outils essentiels à la région et à ses habitants, comme une régie publique  de  la  rénovation  ou  un  opérateur  public  régional  du  rail  si  les  négociations  avec  la  SNCF  ne donnent  pas  de  résultats  satisfaisants.  Cette  démarche  sera  menée  en  collaboration  avec  les  agents,  et pensée en fonction de leurs possibilités plutôt que sous la forme de directives centralisées, pour que les agents  auvergnats  ne  soient  pas  contraints  de  déménager  ou  de  se  déplacer  quotidiennement  à  Lyon contre leur volonté.


Pour éviter l'absentéisme parmi les agents régionaux et leur redonner le goût de travailler, il faut
d'abord établir des relations de confiance et de respect avec eux. Cela signifie que les changements imposés par la réforme territoriale et la fusion devront être menés en concertation avec les agents. Nous avons pour ambition de faire avec les services et de construire les politiques avec eux. Notre vision n'est pas celle de directives centralisées venant du Cabinet du Président de Région mais d'une véritable collaboration avec les agents qui leur offrira plus d'autonomie dans leur travail et un pouvoir d'initiative dans leurs missions. Se faisant,  nous  comptons  sur  une  implication  plus  forte  des  agents,  un  sentiment  d'émancipation  et  un véritable engagement dans les projets régionaux.


Mise en place d'un service de contrôle interne :

 
Il existe déjà plusieurs dispositifs de contrôle interne au Conseil régional, conformément à la loi et au Code des Collectivités Territoriales. Il apparait inutile de multiplier les outils qui viendraient faire doublon avec  les  dispositifs  existants  et  seraient  coûteux  pour  le  contribuable  quand  les  mauvaises  décisions viennent  le  plus  souvent  du  corps  politique  et  non  pas  des  services  et  agents  qui  font  leur  travail  en exécutant les décisions.


Mesures propres à chaque politique :

T.E.R. :


La convention d'exploitation du service TER Rhône-Alpes 2007-2014 est arrivée à échéance. Les conseillers régionaux écologistes se sont battus pour qu'elle soit renouvelée durant le présent mandat, sans succès (vote de deux avenants de prolongation par l'assemblée régionale).
Le cahier des charges de la future convention a tout de même été voté, le 30 janvier 2015. Il contient
des dispositions intéressantes en termes d'amélioration de la fiabilité du service (meilleure intégration des plages  travaux,  pénalités  renforcées  en  cas  de  retards  imputables  à  la  SNCF),  de  garanties  pour  les voyageurs  (remboursement  des  abonnés  en  cas  de  perturbations  prolongées),  de  services  associés  à  la desserte (exigences en termes de présence humaine en gare et à bord des trains) et de maîtrise des coûts de production du train.km (lancement, à l'initiative des élus EELV, d'un audit d'exploitation pour identifier des marges de progression sur les roulements, la maintenance du matériel, etc.).
Si la liste du Rassemblement accède à la présidence de Région, elle veillera à ce que la prochaine
convention, unifiée à l'échelle d'Auvergne - Rhône-Alpes (la convention TER Auvergne arrive à échéance fin 2016) permette le développement d'un service TER de qualité et à moindre coût. L'objectif est de renouer avec  une  spirale  vertueuse  de  création  d'offre  permettant  d'améliorer  le  ratio  R/D  (actuellement,  les recettes voyageurs couvrent environ 33% du coût du service), notamment grâce à la conquête de nouveaux voyageurs occasionnels.
Par  rapport  aux  autres  candidats,  la  liste  du  Rassemblement  se  singularise  par  une  préoccupation majeure  :  la  présence  humaine  dans  l'exécution  du  service.  Celle-ci  doit  être  renforcée  au  contact  des usagers pour plus de qualité, et dans les équipes de réserve et de maintenance préventive pour plus de fiabilité. Cela suppose d'aller à l'inverse de la politique du groupe SNCF ces dernières années, acceptée de manière tacite par les présidents de Région sortants. L'inverse de la politique du groupe SNCF vaut aussi pour  les  hausses  de  salaires,  qui  ont  été  systématiquement  privilégiées  au  détriment  du  maintien  de l'emploi depuis 2002.


Oui.  La  SNCF  sera  associée  à  l'évolution  des  recettes  commerciales,  et  donc  de  la  fréquentation. L'économie ferroviaire est caractérisée par des coûts fixes très importants mais des rendements d'échelles croissants (caractéristique des services d'intérêt général). La hausse de la fréquentation est essentielle pour améliorer l'efficacité économique du TER, qui par ailleurs est doté d'atouts inégalables en termes d'impact environnemental, de sécurité, de temps de parcours et d'accessibilité du territoire régional.


Cette  décision  ne  relève  pas  de  la  Région :  le  Conseil  des  ministres  des  Transports  de  l'Union Européenne a adopté le 8 octobre 2015 que l'ouverture à la concurrence des TER aurait lieu à partir de 2026 et ne concernera dès lors pas la prochaine mandature. Nous sommes néanmoins peu enthousiastes à la mise en concurrence du réseau TER. Ce dernier remplit une mission de service public pour offrir un droit à la mobilité facilité à tous les habitants. La mise en concurrence conduira nécessairement à une disparition rapide du service ferroviaire dans les territoires ruraux, ce qui est inacceptable.

Lycées


Un Plan Pluri Annuel d'Investissements est déjà voté
Pour le rassemblement deux priorités par rapport à ces travaux :
- Un suivi  précis par les élus, de la  mise en œuvre du PPI en accélérant la mise en œuvre, en vérifiant les travaux d'économie d'énergie source d'économies de fonctionnement et de baisse de nos émissions de gaz à effet de serre
- Une égalité de traitement entre établissements qu'il soit général ou professionnel, dans le rural ou dans l'urbain

Formation professionnelle :

 
Nous avons réalisé un travail important durant le précédent mandat en réorganisant et clarifiant les systèmes avec le Projet Formation Emploi. En Rhône-Alpes, l'offre de formation comportait des dizaines de dispositifs, créés au fil du temps. Philippe Meirieu a rationalisé le système et développé un service public régional  de  la  formation  selon  trois  axes  cohérents  et  lisibles  pour  améliorer  l'accès  aux  formations  : compétences premières, qualification professionnelles et certification officielle. 

Les  parcours  professionnels  ne  sont  plus  des  longs  fleuves  tranquilles  :  on  change  d'activité  plus fréquemment, et la précarité contraint à réfléchir à de nouveaux horizons. Pour s'y retrouver qu'on soit encore à l'école ou en cours de carrière, l'orientation doit devenir un véritable service public. Jusque-là, 21 réseaux  coexistaient  en  Rhône-Alpes  sur  le  secteur  de  l'orientation.  Alors  que  certains  se  faisaient concurrence sur un même territoire, d'autres zones étaient désertées par ces services. C'est ainsi que la Région  Rhône-Alpes,  sous  l'impulsion  de  Philippe  Meirieu,  a  expérimenté  un  Accueil  Information Généraliste (AIG) pour tous. Nous avons également simplifier la démarche de la validation des acquis (VAE) avec une meilleure information et une assistance renforcée pour les publics qui en ont le plus besoin. Les personnes  engagées  dans  un  parcours  VAE  peuvent  désormais,  sur  un  portefeuille  de  compétences électronique  accessible  tout  au  long  de  la  vie,  identifier  et  valoriser  toutes  les  compétences  acquises. L'orientation  et  la  formation  ne  sélectionnent  donc  plus  par  l'échec,  mais  permettent  de  s'appuyer  sur toutes les réussites.

Nous  avons  donc  déjà  initié  une  réorganisation  et  nous  continuerons  en  ce  sens  sur  le  prochain
mandat pour que l'accès à la formation continue et à l'orientation pour tous ne soit pas un parcours du combattant dans une jungle complexe et devienne un levier efficace pour lutter immédiatement contre le chômage. Sur le modèle des résultats positifs obtenus en Auvergne, le territoire auvergnat et rhônalpin internalisera la rémunération des stagiaires en formation continue pour améliorer le suivi individualisé. Une réponse efficace à l'obtention d'une offre de stage ou d'apprentissage sera également développée avec la mise en place d'une plateforme régionale permettant une meilleure adaptation entre l'offre et la demande.

 
Concernant  la  pertinence  des  formations  inscrites  à  la  carte  des  formations  en  Rhône-Alpes,  nous mettons en place, très en amont des ouvertures dans les CFA, des réunions de travail avec l'ensemble des acteurs (branches professionnelles, représentants des salariés, des employeurs, des autorités académiques, des CFA, en fait de tous les acteurs). Il faudra prendre exemple sur le travail réalisé avec la filière bois qui a permis  une  mise  à  plat  des  besoins,  des  offres  qui  doivent  être  complémentaires  sur  l'ensemble  du territoire, à la fois entre les différentes voies de formation (scolaire, académique ou en apprentissage) mais aussi entre les établissements en fonction des niveaux. 
Concernant la qualité des formations et de leur réalisation : la convention portant création des CFA comprend une importante et précise annexe pédagogique. Enfin, les services pédagogiques des autorités académiques mandatent leurs inspecteurs pour évaluer la qualité du travail des formateurs. Il s'agit des services académiques d'inspection  de l'apprentissage (SAIA).

Apprentissage – que comptez-vous faire :

 
Il faut commencer par valoriser les lycées professionnels et leurs équipements, ainsi que renforcer les possibilités  de  mutualiser  ces  équipements  avec  des  entreprises  dans  des  logiques  d'amélioration  de  la qualité de la formation, ce qui rejoint nos propositions en faveur des employeurs d'apprentis (cf. question suivante).
Il  faudra  également  établir  un  travail  dans  les  territoires  qui  sont  engagés  dans  un  projet d'orientation concerté mis en place dans le cadre du SPRO. Après un diagnostic partagé des acteurs de l'orientation  sur  les  différents  territoires  de  Rhône-Alpes,  ils  élaborent  ce  projet  d'orientation  depuis  le printemps dernier. La démarche est suivie et appréciée. 
Nous avons également à cœur de permettre une représentativité des apprentis auprès de la Région. Nous mettrons en place des instances représentatives des stagiaires, des apprentis et des lycéens, tous « citoyens  –usagers  »    associées  à  chaque  étape,  de  l'élaboration  à  l'évaluation  de  nos  politiques.  Ces instances seront coconstruites avec les apprentis, les CFA et les associations d'apprentis.


Avant d'annoncer 60 000 ou 70 000 apprentis, il faudrait d'abord penser à remplir les places vacantes : il y a en plus de 20 000 en Rhône-Alpes actuellement. Nous veillerons à une carte des formations qui permette une répartition équilibrée sur l'ensemble des territoires en s'adressant directement aux centaines de  milliers  d'entreprises  artisanales.  Nous  créerons  des  dispositifs  pour  remplir  les  places  vacantes  en proposant  une  prime  à  tout  employeur  signataire  d'un  contrat  avec  un  jeune  issu  d'une  Zone  Urbaine Sensible,  en  créant  une  formation  tremplin  pour  ces  jeunes  et  l'opportunité  d'une  formation  dans  les meilleures  conditions  de  réussite.  Le  montant  de  l'aide  aux  employeurs  d'apprentis  augmentera  dès  la signature  du  deuxième  contrat  d'apprentissage  par  un  même  employeur.  Pour  que  l'apprentissage remplisse le mieux possible son rôle, nous mettrons en place un plan régional de formation des Maîtres d'Apprentissage avec tous les partenaires concernés. 80% des apprentis étant recrutés par les artisans, les commerçants  et  les  petites  entreprises,  notre  programme  s'avère  particulièrement  pertinent  puisqu'il développe une politique économique exclusivement orientée vers ce type d'entreprises.

 
Les mesures existent bien évidemment, donc la formulation de la question apparaît assez étrange. 
Par exemple : 70% des apprentis sont salariés six mois après leur sortie de formation. En fait, ce qui devient plus difficile c'est bien de trouver un employeur qui accepte de signer un contrat d'apprentissage. C'est  pourquoi  nous  défendons  une  approche  plutôt  basée  sur  l'aide  aux  employeurs  d'apprentis  (cf. question précédente), en particulier pour aider les très petites entreprises et celles qui n'ont qu'un seul salarié.  Nous  l'avons  dit,  nous  visons  aussi  la  formation  des  maîtres  d'apprentissage  pour  une  relation réussie et efficiente avec les apprentis.

Economie : 

relatives au soutien à l'animation, à l'innovation et à l'action à l'international des pôles de compétitivité et des clusters. Nous appliquerons de manière systématique les clause d'éco-socioconditionnalité des aides économiques ainsi que la priorité au soutien aux TPE/PME, et notamment pour les pôles et clusters.


La Région a la compétence pleine et entière de coordination des politiques économiques publiques
sur son territoire. Son rôle est d'assurer l'efficacité globale de l'action des collectivités, des consulaires, des branches professionnelles, des entreprises et des partenaires sociaux pour le développement des activités, au service de nos concitoyens et de la création d'emploi. Elle doit donc d'abord agir de manière transversale sur  l'ensemble  des  politiques  pour  les  rendre  plus  performantes,  donc  pour  nous  plus  durables,  plus porteuses d'emploi et plus utiles aux citoyens.
Ensuite,  les  politiques  visant  à  rendre  les  plus  autonomes  possibles  les  TPE/PME  dans  leur développement local et l'accès à de nouveaux marchés seront privilégiées : soutien à la création/reprise d'entreprise, aide à la structuration des secteurs professionnels fragile et à potentiel de développement en lien avec la transition, professionnalisation des acteurs de l'entreprise par des actions collectives et la mise en réseau des compétences, soutien à l'innovation socialement et économiquement utile.
Les secteurs de l'artisanat, du commerce de proximité, de l'économie sociale, de la transition seront
privilégiés.


La Région aura dés le 1er janvier la responsabilité unique de versement des aides aux entreprises. Les communes, les EPCI,  les départements et même l'Etat n'auront plus cette possibilité. La Région aura donc un  rôle  central  dans  ce  domaine,  gérant  également  l'essentiel  des  fonds  européens.  Elle  aura  donc  la possibilité de définir un cadre général de gestion des aides directes à travers le futur Schéma Régional de Développement  Economique,  d'Innovation  et  d'Internationalisation  (SRDEII).  Les  principes  que  nous appliqueront  seront  la  simplification  et  le  raccourcissement  des  procédures,  l'éco-socioconditionnalité, l'accélération des délais de versement et le soutien en trésorerie relai. En parallèle nous développerons la pratique des avances remboursables, prêts à taux zéro et interventions relais en capital.

Subventions : Vous engagez-vous à :


Un  projet  ambitieux, d'utilité sociale et qui impacte le quotidien de concitoyens peut et doit être soutenu par plusieurs collectivités : l'une pouvant accompagner la création d' emploi, l'autre pouvant aider la mise en œuvre de l'axe d'un projet (via un Appel à projets). Les collectivités doivent travailler dans de meilleures logiques de coopération, de solidarité pour soutenir l'intérêt général et le bien commun. Nous nous  opposons  fermement  aux  gabegies  financières  et  défendons  des  politiques  qui  soutiennent  des projets utiles pour nos territoires, créateurs d'emplois durables et non délocalisables. 
A  l'heure  où  les  chiffres  du    chômage  sont  élevés,  et  où  la  baisse  des  dotations  financières  des
collectivités malmène la vie associative et culturelle,  il est important de rappeler que l'emploi associatif représente en moyenne 10% de l'emploi salarié privé en Rhône-Alpes et en Auvergne. Nous ne voulons pas mettre en péril le travail des associations citoyennes, le salariat associatif et l'engagement des bénévoles.  Il est important de souligner que ces petites associations, dès lors qu'elles obtiennent un salarié, renforcent la dynamique et le renouvellement de leurs bénévoles. Nous voulons porter des  politiques publiques  plus exigeantes et plus équitables  en matière de répartition des budgets. Le monde associatif est très hétérogène : il n'y a pas que des grosses structures associatives.  Pour
donner  un    exemple,  en  Rhône-Alpes,  il  existe  près  de  120  000  associations,  qui  mobilisent  près  de  1 millions  de  bénévoles.  L'essentiel  de  ces  associations  sont  des  petites  structures  qui  développent  des projets d'utilité sociale, créent du lien social, partout sur les territoires urbains et ruraux. Nous voulons développer une politique qui renforce son soutien au secteur associatif à but non lucratif. Faire disparaître les financements croisés reviendrait à sanctionner, et faire disparaître de nombreuses petites associations citoyennes  qui  développent  des  projets  d'utilité  sociale  sur  les  territoires.  Nous  considérons  que  toute attribution de subventions repose d'abord et avant tout sur un projet  qui est présenté et son impact au service du développement social, humain, culturel et économique du territoire.


Les subventions doivent respecter les objectifs pour lesquelles elles sont versées. Nous ne concevons pas  les  subventions  comme  un  moyen  électorale  mais  bien  comme  un  dispositif  à  part  entière  d'une politique publique qui permet son déploiement et sa réussite auprès de la population. Il est donc primordial dans  un  premier  temps  que  l'attribution  de  subventions  soit  évaluée  relativement  aux  objectifs  de l'organisme en question. Il y a certes les financements de projet mais pas seulement : il faut aussi permettre à l'organisme de fonctionner et de développer ses activités sur le long terme avec des contrats pluriannuels quand cela s'avère pertinent. Dans un deuxième temps, des échanges réguliers doivent avoir lieu avec les organismes, non pas dans une simple logique de contrôle, mais bien  pour connaître l'utilisation des fonds, l'efficacité des opérations et des projets et, si nécessaire, échanger avec les organismes pour les aider à perfectionner leurs actions. C'est ce dialogue, cette logique de partenariat de coopération qu'attendent les associations, une attente.

 
Sur  un  territoire  aussi  vaste  que  la  Région  Auvergne  Rhône-Alpes,  il  est  facile  de  dire  que  nous pourrons  accompagner  plusieurs  centaines  d'acteurs  (économiques,  associatifs,  lycées  et  CFA, établissements  d'enseignement  supérieur  etc.)  sur  les  13  territoires.  Toute  attribution  de  subventions (toutes compétences confondues) exige un suivi qualitatif qui permet un bon usage des fonds publics sur la base d'un contrat qui engage l'acteur concerné et la collectivité. Il n'est pas question pour nous de soutenir des projets inutiles, coûteux et qui ne répondent pas à notre exigence de transparence des fonds publics. C'est  pourquoi,  nous  sommes  attachés  à  repenser  par  souci  d'efficacité  et  de  transparence  de  l'action publique, l'accompagnement des acteurs dans la proximité.

Si par "suivi" vous entendez la question clef de l'accompagnement, nous répondrons à 2 niveaux  :
-  l'accompagnement  doit être renforcé via des structures d'appui à la vie associative qui existent sur tous les territoires, et que la nouvelle Région devra continuer à soutenir. Elles sont un relai indispensable que les associations  connaissent,  sollicitent  (rôle  d'information,  d'orientation,  de  formation  des  bénévoles  sur différentes thématiques etc...)
- la collectivité se doit également de  renforcer son rôle de proximité via les services, mais aussi via les antennes  régionales  qui  reçoivent  également    de  nombreux  acteurs  du  territoires.  En  Rhône-Alpes,  une étude  récente  (2013)  a  montré  que  les  premières  catégories  d'acteurs  qui  se  rendent  dans  un  Espace Rhône-Alpes sont des associations et des jeunes

19.Envisagez-vous de remplacer les subventions accordées actuellement à des organismes qui vivent essentiellement de subventions par des délégations de service public avec mise en concurrence ? Il existe nombre d'associations qui remplissent des tâches essentielles pour la collectivité, avec un
rôle social de longue durée, et qui ont de véritables besoins de financements durables. Le tissu associatif remplit ainsi des missions que la mise en concurrence ne pourra jamais prendre en charge. 
Néanmoins,  si  vous  faites  allusion  aux  scandales  comme  celui  d'ERAI,  nous  avons  voté  contre  la
subvention de 4.7 millions le 6 mars 2015 qui a finalement conduit à sa liquidation judiciaire. Nous étions en effet scandalisés devant le manque de transparence pendant tout le mandat sur l'utilisation qui était faite des  deniers  publics  dans  cette  structure.  Nous  sommes  en  opposition  totale  avec  ces  pratiques inadmissibles :  l'argent  public  demande  que  l'organisme  aidé  respecte  ses  missions  et  rende  compte régulièrement de ses actions auprès de la collectivité. C'est pour nous une évidence et nous continuerons de lutter contre ce type de projets et d'organismes qui gaspillent les ressources des collectivités et mettent à mal leur crédibilité.


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