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Réponses au questionnaire Canol


1 – La situation actuelle démontre combien l'endettement public n'est toujours pas perçu comme un point fragilisant l'organisation économique et sociale française. Malgré l'évolution négative de la dette et du déficit public ces dernières années, les élus locaux – régionaux en l'occurrence – ont continué à fonctionner comme si la situation nationale n'aurait jamais d'incidence locale. Ils n'ont donc initié/anticipé ni réorganisation, ni réduction des dépenses régionales.

2- Notre conviction est qu'il est nécessaire de réorganiser l'acteur public régional afin qu'il soit davantage un coordinateur et un facilitateur qu'un « faiseur ». Nous devrons redéfinir les politiques publiques régionales autour de quelques principes : optimiser l'existant, soutenir les nouvelles approches et expérimenter/évaluer. Cela aura pour conséquences de réduire les besoins en personnel administratif. Nous accompagnerons ces personnes vers de nouveaux emplois et de nouveaux métiers, internes ou externes à la Région. Nous pouvons faire cela avec intelligence et permettre à ces personnels dévoués une nouvelle vie professionnelle.

3 et 4 – De nombreux exemples ont démontré qu'il est impossible de connaître l'état réel des finances d'une collectivité locale avant d'y siéger en responsabilité. Aussi, pourcentage et chiffres perdent-ils de leur signification. Il est nécessaire de réduire les charges fixes – fonctionnement et endettement – pour retrouver les marges de manœuvres de manœuvre nécessaire à l'expérimentation, c'est ce que nous ferons.

5 6 et 7 – Notre approche consiste à remettre à plat chaque politique régionale car nous devons être plus exigeants à l'égard de l'action publique. Cela supposera naturellement de définir de nouveaux objectifs qualitatifs et quantitatifs. A l'identique, nous souhaitons favoriser les initiatives de terrain et soutiendrons par principe les expérimentations pendant une année avant d'évaluer leurs impacts. Le travail d'instruction sera limité à la définition des objectifs qualitatifs et quantitatifs.  
Ces objectifs seront publics, assortis d'indicateurs, et l'ensemble, comme la plupart des données administratives et financières de la Région, sera consultable facilement dans la logique « Open Data ».

8 9 et 10 – La fusion est l'occasion d'optimiser un certain nombre de services et surtout de réorganiser le rôle de la Région en tant qu'acteur public ainsi que nous l'avons présenté plus haut. Les effectifs globaux seront réduits en accompagnant les personnels vers de nouveaux métiers et de nouvelles carrières professionnelles. Le Canada et la Suède ont mis en pratique avec succès cette approche. Nous sommes convaincus que c'est le sens de l'action qui mobilise les personnels. Le fort taux d'absentéisme constaté est le fruit d'un fonctionnement bureaucratique qui décourage et ennuie le personnel. Dès lors que nous changerons d'approche, nous pourrons davantage impliqué ce dernier.

11 et 12 – Nous commencerons par suivre les recommandations de la Chambre Régionale des Comptes. Puis, nous nous attacherons à rendre transparents et compréhensibles les comptes de la Région pour ses habitants. Ce faisant, nous gagnerons déjà beaucoup dans notre propre capacité à gérer la collectivité locale. En parallèle, nous mettrons en œuvre les préconisations d'Anticor visant à rendre plus transparentes les commissions d'appel d'offre et à prévenir tout conflit d'intérêt.

13 14 et 15 – Une étude récente (UFC) a mis en avant la 15e place de notre région en matière de ponctualité. Il est certain que le contrat avec la SNCF devra être renégocié avec des contraintes plus fortes pour le prestataire sur les enjeux de la qualité du service public. Toutefois, notre approche consiste à développer les outils alternatifs au seul train qui ne pourra pas répondre à tous les enjeux de déplacement sur le territoire. La région doit anticiper la révolution technologique que connaissent la voiture et son usage. Celle-ci sera propre, autonome et en partage. La Région coordonnera donc l'installation des infrastructures nécessaires au développement des voitures électriques, au co-voiturage, aux véhicules partagés qui seront des solutions adaptées aux déplacements entre villes moyennes, et dans les territoires ruraux. En parallèle, pour donner du sens à la grande région que nous serons, nous ouvrirons les études de faisabilité de la rupture technologique que constitue l'Hyperloop, le transport sous basse pression.

  1. – Un tel inventaire est un outil normal de gestion prévisionnel. Il sera d'autant plus pertinent avec notre volonté d'ouvrir les lycées toute l'année pour optimiser ce bâtiment public.

 

  1. et 18 – L'équipe régionale sortante a essayé de simplifier le maquis administratif de la formation professionnelle. Beaucoup reste à faire pour que n'importe quel habitant de la Région se sente autorisé à compléter sa formation ou se reformer car les outils à cette fin seront disponibles, facile à utiliser et compréhensibles quant à l'implication financière qu'ils requièrent. Nous sommes encore loin de cet objectif. L'ouverture des lycées toute l'année nous aidera en la matière en donnant un point d'entrée de proximité pour réaliser des formations in situ ou à distance. La refonte de l'outil numérique de la Région sur le sujet constituera le second volet de notre approche. L'évaluation par les bénéficiaires sera un élément clé de nos outils d'évaluation des réorganisations mises en œuvres.

 
19 20 et 21 – Il est certain que le statut quo n'est pas satisfaisant et ne peut être tenu plus longtemps. Il y a en moyenne 1.5 fois plus de places d'apprentissage que d'apprentis dans la région. Il faudra remettre à plat notre organisation en ce domaine pour des formations certainement plus courtes, plus denses, et plus opérationnelles susceptibles de répondre aux attentes des jeunes scolarisés, des jeunes demandeurs d'emploi et des entreprises. Cette réorganisation supposera une nouvelle forme d'évaluation associant les bénéficiaires, les formateurs et les entreprises des branches concernées.

22 23 et 24 – Là encore, notre approche consiste à réorganiser en profondeur la politique publique pour l'emploi et le développement économique. La nouvelle compétence de la Région en matière de coordination du SPE (Service public de l'Emploi) va permettre de travailler sur des territoires plus pertinents (bassin d'emploi ou lieux du département ou de la commune), de mutualiser les moyens existants et d'initier des expérimentations avec de nouveaux acteurs et de nouveaux objectifs.  Sur le volet, développement économique, nous flècherons les aides uniquement vers les petites et moyennes entreprises, au motif qu'elles sont les seules à pouvoir créer des emplois. Nous simplifierons les dispositifs et supprimerons la plupart des organismes intermédiaires de façon à ce que nos petites et moyennes entreprises puissent véritablement bénéficier des aides en question. Enfin, nous mettrons l'accent sur des outils de sécurisation des recrutements pour ces entreprises pour adapter les outils de la Région au réel du marché du travail – groupements d'employeurs, temps partagés, etc. –

25 26 27 et 28 – L'acteur public – Région, Etat, Département, etc. – a pris l'habitude depuis une trentaine d'année de confier la mise en œuvre de ses politiques à une galaxie d'acteurs associatifs – insertion, jeunesse, sport, culture, innovation, etc. -. Ce mouvement s'est développé sans que l'acteur public ne se réorganise. A l'inverse, il a complexifié le suivi administratif et financier des acteurs de terrain, rendant ce travail abstrait et abscond. Depuis quelques années, sous la contrainte de l'endettement public, la politique commune menée par tous les acteurs publics est de réduire les financements aux acteurs de terrain. Politique du grignotage qui détruit progressivement cet écosystème associatif utile et peu coûteux. En parallèle, l'acteur public se sanctuarise et n'envisage pas une seconde de se réformer. 
Nous proposons exactement l'inverse. Une refonte complète de l'acteur public, une simplification des modalités de soutien à l'écosystème de terrain et une transparence de l'évaluation des actions qu'il réalise et initie.
Ne nous trompons pas de cible quand nous voulons réduire la dépense publique.

Pour la liste 100% Citoyen,
Eric Lafond

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